Ce matin presqu’aux aurores, Sylvia ne tenait plus en place tant elle voulait remettre son chapeau de paille (cf. la balade de dimanche… publié
samedi) et partir à la conquête des fraises… on a eu à peine le temps d’avaler deux miettes de pain de mie (cf. notre délicieux pain de mie) que nous étions déjà en direction de la ferme que nous
espérions être la bonne cette fois. Nous sortons de la voiture et nous nous précipitons vers la ferme aux fraises.
Première constatation : pas d’accueil ! On s’avance tranquillement vers les serres en croisant les doigts et les anses du panier pour
trouver notre bonheur… et oui ! il y avait des fraises partout. Toutes suspendues à un mètre du sol elles nous toisaient !
Deuxième constatation : on ne peut pas entrer dans les serres pour cause d’opération de protection biologique intégrée au nom de code PBI. Le plan d’action est le suivant : le maraîcher attrape des cucuméris (où s’il n’a pas le filet conforme, il se les procure chez un vendeur agréé) et les place dans ses serres pleines de fraisiers. Là, il attend et regarde… le cucuméris veille sur la fraise tel un Goldorak protège la planète Terre. Le cucuméris sort les armes et ne recule devant rien pour sauver Dame Fraise de ses ennemis ravageurs : l’armée du Prince Thrips du royaume des Pucerons Acariens. On évite ainsi la guerre nucléaire : l’explosion de pesticides à la surface du terreau ! Dame Fraise peut vivre sans masque à gaz !
C’est dans cette ambiance quasi intergalactique que nous avons fait la connaissance de Sœur Manille qui n’est autre que la descendante des
grandes familles de la noblesse des Gariguettes et des Maras des Bois. Sa qualité de cyborg-hybride lui permet de brandir son calibre moyen avec beaucoup de grâce et de
goût.
Alors devinez qui vient dîner chez nous ce soir ? Sœur Manille en tartelette !
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