La religion

Publié le par Chris

La Grèce est composé à 98% d’orthodoxes (mot grec qui signifie "la vraie croyance"). La messe du dimanche peut durer jusqu'à 3 heures, mais rassurez-vous on n’y a pas assisté. Mais comme on est un peu curieuses on est allées un jeudi soir « espionner » un instant liturgique dans une église d’Athènes.

 

On n’était pas très rassurées, l’ambiance est très mystique dans une atmosphère bien sombre. Les édifices religieux sont sombres à l'intérieur (car ils n’ont pas d’électricité et sont seulement éclairés à la bougie) et chargés de décorations lourdes de dorures (la photo plus bas qui montre l'intérieur d'une église est particulière. C'est une église qui se situe en haut de l'acro-corinthos, et ceux qui y vont prier doivent emprunter un terrain montagneux et escarpé où il n'y a rien d'autres que les ruines de l'ancienne ville de Corinthe).

 

Les femmes et les hommes y sont séparés… les uns d’un côté, les autres de l’autre. Première constatation : une bonne partie de femmes sont couchées par terre et se relèvent à des moments précis selon les paroles chantées (psalmodiées : ce serait plus juste) par deux hommes qui se font face. Elles font des gestes qui ressemblent à un signe de croix en prononçant en grec et à voix basse des paroles sacrées.

 

On n’osait à peine respirer… j’aurais bien aimé prendre une photo du moment mais je ne l’ai pas fait pour respecter la prière des fidèles, et puis ce n’était pas un spectacle, même si pour nous ça avait un goût exotique. 

 

On a vu les femmes circuler d’icônes en icônes, pour s’agenouiller et les embrasser. Pour les orthodoxes les icônes sont saintes. Elles faisaient le tour de l’église pour n’en oublier aucune.

Le prêtre officiait derrière l'iconostase, un mur couvert d'icônes qui cache l'autel. Personne n’a le droit d’y pénétrer… à par lui. Habillé d’une soutane noire, dépassaient de sa coiffe de long cheveux frisés et grisonnants, et il portait une longue barbe hirsute. Il semblerait que ce soit un signe de maturité religieuse d’avoir une longue barbe. 

 

Moi, ils me font peur les prêtres orthodoxes… ils sourient pas, ils ont un regard dur. Lorsque j’ai essayé d’en photographier un (dans la rue, alors qu’il marchait dans la foule) il m’a crié dessus assez énervé. Sylvia m’a dit qu’il ne faisait que parler avec quelqu’un. Ca se voit qu’elle était loin, et que ce n’était pas elle… Je l’ai crue.

Plus loin on en croise un autre. Il attendait le métro. Et bien quand il m’a vu il n’est pas resté sans voix. J’ai quand même appuyé sur le déclencheur, sans viser et sans mise point.

Et on est parties en courant ! On a encore failli mourir…

 

C’est que les ultra-orthodoxes refusent la modernité, le monde séculier ; ils vivent pratiquement comme il y a cent ans. C’est comme pour les femmes. Elles ne doivent pas être vues pour protéger les hommes des tentations impures.            

 

Ca fait peur, hein ?

 

 

 

 

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