Attention virage !

Publié le par Sylvia

J’avais loué une voiture pour pouvoir être libres de nos déplacements. Arrivées à l’aéroport d’Athènes, on nous indique un grand parking, là il y avait des milliers de voitures et d’agences de location. Un monsieur très gentil nous indique un numéro et me dit d’aller chercher le véhicule qui est garé à cet emplacement. Je lui amène la voiture, une hyundaï bleue marine, de l’extérieur pas trop mal, mais à l’intérieur elle accuse quelques petits problèmes : le levier de vitesse n’est plus qu’une tige fine de métal, et je ne vous parle pas de l’accélération et de l’embrayage que je n’ai découverts que quelques instant après que ce gars ait fait un tour complet de la voiture en relevant par écrit les quelques coups sur la carrosserie qu’elle avait avant qu’on l’emprunte.

 

 

 

On sort du parking, on avait un itinéraire pour se rendre à l’hôtel, mais la seule possibilité qu’on avait à la sortie de ce parking était de s’engager directement sur une autoroute et on ne savait encore pas qu’elle en était la direction puisque rien n’était indiqué. Bon, c’est pas grave, on continue… et vrooooooooommmmmmm, l’accélération !!!! Mais nous nous sommes vite aperçues que notre voiture était bien luxueuse comparée à celles qui roulaient à nos côtés ! Arrivées à la périphérie d’Athènes, nous nous sommes retrouvées dans les bouchons et oui, 18h00 et vu le nombre d’habitant à la superficie, nous avons eu le temps de regarder les maisons, les gens, les autres voitures, et de se familiariser avec les mœurs de la capitale, bien sûr tout cela les fenêtres fermés car l’air était irrespirable. Quelques kilomètres plus loin, nous voilà enfin vers le centre d’Athènes, je demandais à Chris si elle pensait que l’Acropole nous surprendrait, si elle pensait qu’on le verrait bientôt, (on était sensé le voir depuis le toit de l’hôtel, alors je me disais qu’on le verrait peut-être en roulant à notre arrivée), si c’était vraiment grand, car au milieu de touts ces immeub… quand soudain, on le voit ! Là au loin, sur une colline comme un temple de pierres anciennes posées par magie, il domine la ville, il culmine !

 

Magnifique, nous étions toutes les deux bouche bée et yeux écarquillés, quand les voitures de derrière se mettent à klaxonner, ce moment a duré deux secondes, il semble nous avoir fait rêver une heure entière, mais les grecs nous rappellent  à l’ordre, eux vivent toute l’année avec l’Acropole à chaque coin de rues, alors ils le voient mais ne s’arrêtent plus pour l’admirer, pour se ressourcer, pour rêver.

 

Il faut avancer, sinon tu prends le bus !  voilà la devise… A droite, à gauche, à droite, à gauche, tu doubles, tu klaxonnes, tu hurles, tu re-klaxonnes…

 

Mais nous avons découvert bien plus de choses sur la conduite grecque en allant deux jours plus tard vers Corinthe.

L’autoroute de l’aéroport à hôtel était grand luxe, car lorsque nous avons pris celle pour aller vers l’Acrocorinthe, il y avait de l’herbe au milieu des deux voies de l’autoroute ! Si, si, c’est pas des blagues…

 

Nous avons voulu suivre la côte, alors nous avons quitté ce qui leur sert d’autoroute. Dès la sortie, là en quelques mètres, d’un seul coup,  nous nous sommes retrouvées sur une toute petite route à peine bitumée, parsemée d’herbe, sans ligne blanche et pas plus large qu’une voiture, décidément, leurs nationales ressemblent à nos routes de campagnes.

Alors je vous laisse imaginer leurs routes de campagnes !!! Nous en avons fait la découverte en allant à Delphes. Une route à double sens, avec de chaque côté une bande d’arrêt d’urgence. Jusque là tout va bien, sauf qu’il faut que je vous précise l’utilité de cette bande. On roulait tranquillement en regardant le paysage de la campagne grecque, quand une voiture derrière me klaxonne, elle me double en m’obligeant à me serrer sur le côté, c'est-à-dire sur la bande d’arrêt d’urgence. On se dit : «quel malade celui-là !!! », et puis on continu notre route jusqu’au prochain malade qu’on croise ! Qui tente de mourir en nous doublant, et en obligeant la voiture d’en face à rouler sur la bande d’urgence à son tour.

Et ça, deux ou trois fois de plus jusqu’à ce qu’on comprenne qu’en Grèce, c’était comme ça. La bande d’arrêt d’urgence est une voie. Ce qui fait que notre deux voies devient une quatre voies.

 

Lorsque nous avons compris ça, nous avons conduit à la grecque, et on s’est éclatées !!!

(pas au vrai sens du terme, mais vu la conduite des grecs, ça aurait pu arriver !)

 

 

 

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randonnée Crète 29/12/2011 17:46


Si les grecs sont adorables, je déconseille à tout le monde de conduire là-bas, à moins d'être piloter. Je me suis vu être doublé en Crète en plein virage sur des routes défoncés. Maintenant, le
me contente de randonner c'est plus sûr !