L'étape sportive, réveil au son des trompettes

Publié le par Sylvia & Chris

Le dimanche matin le réveil a sonné à 7h pour que nous puissions nous préparer et prendre un petit déjeuner qu’Erik a préparé dans l’espoir de nous faire découvrir les spécialités culinaires de sa région. Je pense qu’il en manque, mais voici une liste : pain complet aux céréales, gouda naturel, gouda au cumin, jambon, plusieurs confitures, du miel, de l’appelstroop (sorte de gelée de pommes caramélisée), des paillettes de chocolat à déposer sur les tartines, des crackers au sésame, du beurre de cacahuètes, des pommes, un jus d’orange pressé, du lait frais, et… des harengs en sauce…

 

 Le petit-déjeuner terminé, nous sommes partis tous les quatre vers Holwerd pour prendre un ferry jusqu’à une des plus belles îles Wadden : Ameland qui comporte quatre villages classés.

 

Nous avons navigué sur un grand bateau pendant trois quarts d’heure sur la mer Wadden. On a pu admirer les oiseaux, la mer, et éviter les fientes des mouettes… et nous avons amarré à Nes où nous avons loué deux tandems pour traverser l’île.

 

 

 

Nous avons croisé plusieurs maisons anciennes de capitaines qui jusqu’au milieu du 19ième siècle chassaient la baleine, on peut d’ailleurs retrouver des os de ce mammifère utilisés pour certaines clôtures. Après quelques cris poussés par Sylvia qui dirigeait notre tandem (aïe, ouille, attends je tourne, mais c’est où le frein ? c’est quoi la vitesse ? c’est où qu’on klaxonne ? Chris, tend le bras, on tourne…) nous avons suivi Erik et Maud (tant bien que mal… car il faut dire qu’Erik en tant que néerlandais a l’habitude du vélo) jusqu’à une belle plage de sable fin derrière une haute dune.

 

Chut… contemplation ! Nous avons continué notre balade à travers des paysages sauvages pour aller vers l’est et traverser Buren.

 

 

 

 "Il y a longtemps vivaient une veuve Rixt et son fils Sjoerd dans ce village. Ils n’avaient aucun contact avec les autres habitants de l’île et vivaient de ce que la nature leur offrait. Leur seule richesse était une vache. Tous les jours, pendant que Sjoerd partait braconner Rixt parcourait la plage à la recherche de ce que la mer avait rejeté jusqu’au jour où, adulte, Sjoerd s’engagea comme marin. Au début Rixt se débrouilla seule pour vivre, mais un jour ne trouvant plus rien sur la plage depuis quelques temps, elle eu l’idée d’un mauvais plan. Par une sombre nuit de tempête, elle fixa une lampe entre les cornes de sa vache et l’envoya sur la plus haute dune des environs. Un navire qui se trouva en difficulté croyant trouver un port pour s’abriter mis le cap vers la lampe. Les conséquences furent terribles : le navire se brisa sur la côte et tout l’équipage périt. Dès le matin, Rixt se précipita vers la plage, pleine d’espoir pour sa récolte. Mais elle hurla de douleur lorsqu’elle aperçu parmi les débris le corps de son fils Sjoerd. Aujourd’hui encore, quand la tempête souffle sur Ameland, on peut entendre son cri déchirant « Sjoe-oe-oerd… »

 


 Le paysage est magnifique, on a l’impression que l’humanité n’est pas parvenue jusque là pour dénaturer les dunes de la réserve naturelle où l’on peut admirer de nombreux oiseaux, des porcs, des moutons, des chevaux, des canards, des oies, et aussi des phoques si on a la chance que l’on a pas eue.

 

La beauté du paysage compensait l’effort du pédalage, mais ne l’a pas réduit pour autant… j’ai failli tourner de l’œil pour cause d’hypo !

 

Après avoir déposé les tandems, Erik a voulu nous faire goûter des algues crues. Il s’est approché de l’eau, a tendu le bras… et ses pieds se sont mis à glisser. Il est tombé dans l’eau glacée de la mer Wadden au milieu des algues.

 

Il a fallu faire une chaîne avec nos écharpes, et se tenir par la main toutes les trois pour le tirer de là ! Mais à ce qu’il paraît les algues se laissent manger… et les bains de siège sont bons pour la santé. Bien sûr Sylvia a peur eu peur des algues, elle a dû faire un effort surhumain ne serait-ce que pour les toucher, mais pour le pauvre Erik qui est tombé dans l’eau, elle ne pouvait qu’en manger ! Je ne vous dirais pas si elle a vomi…

 

 

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