
Chaque année au printemps, les Serres municipales de Toulouse organisent un week-end Portes Ouvertes. Cette année, les portes se sont ouvertes les 26 et 27 avril et nous avons pu y découvrir la
célèbre collection de violettes, labellisée "Collection Nationale" depuis 2002.
Les serres toulousaines ont été construites en 1887
puis démontées pour être ensuite réinstallées au 19 boulevard de la Marne en 1901, elles sont inscrites au patrimoine historique.

Les Serres s’étendent sur plus de 2 hectares et l’ensemble des diverses structures forme une surface couverte de près de 6 000 mètres carrés.
Chaque année les serres de la Ville produisent plus de 450 000 plantes de 250 variétés différentes, qui décorent les espaces verts, les jardins et les ronds-points de la ville rose. Elles
conservent également 5 000 plantes tropicales ou subtropicales prêtées lors de nombreuses manifestations.
Les violettes de Toulouse :
Mais surtout… les serres municipales cultivent annuellement plus de 1 000 pots de violettes !
Y’a de quoi
cuisiner !!!Il y a de nombreuses variétés comme la « Crépuscule » aux fleurs orangées, les violettes
japonaises au feuillage très particulier, la violette australienne « Epertium » à floraison quasi continue, les violettes américaines qui fleurissent avant l’apparition des feuilles…, la
« Countess Chafterderry », mauve à cœur blanc...
C’était surtout l’occasion de passer un bon moment dans un endroit habituellement pas réservé au public en se promenant librement à travers les nombreuses
couleurs de fleurs, les feuillages chatoyants et ramener un sachet de compost gracieusement offert par la ville à qui voulait. On a même assisté à quelques batailles de pelles et jouxtes verbales
intergénérationnelles pour savoir qui se servirait en premier et qui aurait le courage de remplir son sac au maximum en pouvant le porter… les vieux, c’est plus ce que c’était !
Continuons notre découverte de la côte méditerranéenne avec un petit village étalé sur la rive nord du Bassin de Thau : Bouzigues. Le nom
est très évocateur des bonnes huîtres que l’on déguste en période de fête… certains préfèrent celles de l’Atlantique, mais nous on préfère celles de Bouzigues qui sont plus salées. L’étang de
Thau est le plus grand étang du Languedoc-Roussillon avec sa superficie d'environ 7 500 hectares et rassemble près de 600 établissements conchylicoles qui produisent en moyenne plus de 12 000
tonnes d'huîtres par an.
Quand on arrive à Bouzigues, on remarque que la réputation de son nom n’a heureusement rien ôté à l’authenticité
de ce petit village de pêche. Les maisonnettes s’enchaînent les unes aux autres en se bousculant légèrement pour mieux apercevoir les eaux de l’étang et surveiller les parcs à huîtres. Les
restaurants font face au soleil et c’est presque les pieds dans l’eau que l’on peut déguster de bonnes huîtres pour un prix raisonnable en basse saison.
Seule la route sépare les terrasses de l’étang et on peut supposer que l’été, le roulis doit être insupportable… mais en basse saison, nous
étions reines.

Nous vous conseillons d’aller déguster un bon plat de coquillages ou un bon poisson Chez Francine d’une part parce que c’était délicieux tout en restant à bon prix et d’autre part parce
qu’à peine assises nos places ont rapidement été convoitées par les habitués de la région qui s’étaient trompés de jour pour leur réservation… et ça, c’est un signe qui ne trompe
pas !
« Chez Francine » Avenue Louis Tudesq Téléphone : 04 67 78 95 84
Et même si on a eu de la chance de trouver une table, on ne peut que vous conseiller de réserver…
Nous avons continué notre petit itinéraire en longeant la côte méditerranéenne, jusqu’à la prochaine étape : Palavas les flots… un nom
assez évocateur qui peut laisser des boutons tellement ça sonne comme celui d’un mauvais camping… ! C’est vrai quoi, on peut difficilement faire plus « bof » pour un nom de
ville !
Rassurez-vous, nous n’avons passé qu’un jour dans cette petite ville balnéaire qui s’est pourtant révélée assez
sympathique en comparaison aux grosses valises à béton quelques kilomètres plus haut sur le littoral.
En bonnes vacancières assez traditionnelles quand on le veut : départ à l’office du tourisme qui se situe au rez-de-chaussée d’un ancien château d’eau au cœur du centre ville. Haut de 45
mètres pour dix étages, deux bulles en verre en guise d’ascenseurs pour 18 personnes nous amènent au Pont promenade et au restaurant panoramique tournant de ce nouveau "Phare de la
Méditerranée".
De retour sur le plancher des taureaux, nous partons faire une petite promenade sur la plage, avec les batailles de
mouettes furieuses et prêtes à tout pour quelques frites…
Nous avions eu ouïe dire qu’un glacier à Palavas valait le détour, l’estomac gargouillant et les papilles en attente, nous rejoignons le port et ses commerçants qui étaient à l’affût du moindre
touriste. Mais c’était sans compter que nous sommes en avril et que nous sommes les seules touristes de toute la côte ! Le glacier a fermé ses portes de verre sous nos yeux, sans pitié
devant nos estomacs bruyants et nos langues pendantes ! J’étais verte comme la boule pistache que j’aurai pu prendre si… une autre fois ! Ou peut-être irez-vous les goûter, ces fameuses
glaces, et vous nous direz ! (Glacier Catalan sur le quai)
Dans le genre tout est fermé, nous n’avons pas pu tester le petit télésiège (oui oui,
comme au ski) connu sous le nom de « transcanal » qui sert à traverser d’un côté du quai à l’autre. L’idée est rigolote, la couleur des sièges orange, ça
pète !!!
Nous avons donc fait en marchant tout le tour du port de plaisance, seul port en eaux profondes, entre l'Espagne et la Côte d'Azur, ce qui en
fait un lieu incontournable, une balade digestive agréable, sauf que nous n’avions rien à digérer… Arggghhhh !!!
Pour terminer, nous avons eu la chance de dormir en chambre d’hôte chez une dame tout à fait charmante, qui nous a proposé une petite chambre à son image, pas beaucoup plus cher qu’une nuit à
l’hôtel même s’il faut tout de même délier les cordons de la bourse !
On vous la conseille cette maisonnette des fées ! 42 rue
Blanche de Castille Tel: 04.67.58.14.80 - 06.85.22.93.56
Après le Grau du Roi, nous vous présentons la cité médiévale d’Aigues-Mortes… C’est un nom qui nous fait un peu frissonner comme s’il s’était
passé des choses terribles dans ce lieu. En fait, le nom vient des marais et des étangs qui s’appellent « lei Aigas Mòrtas » (les eaux mortes). On trouve d’ailleurs une saline juste à
côté de la ville que vous devez connaître sous le nom de « La Baleine ».
Pour tout comprendre sur le fonctionnement d’une
saline, c’est par là !
En 1240, Saint Louis s'intéresse à la position géographique que représente ce petit village
qui a un accès à la Méditerranée et peut remplir ses poches avec la gabelle (impôts prélevé sur la production du sel). Il profite de sa propriété, mais y apporte aussi des changements qui donne à
Aigues-Mortes l’apparence d’aujourd’hui : il fait construire une route entre les marais, la tour de Constance pour abriter sa garnison et les cachots.
C’est en 1272 que le fils et successeur de St Louis connu sous le nom de Philippe le Hardi, fait construire une enceinte de remparts autour de
la ville. Les travaux durent trente ans.
En plein cœur de la ville on trouve la Place Saint Louis qui est le cœur touristique de la
cité où l’on trouve la statue de Saint Louis (James Pradier 1849).
C’est une petite cité médiévale qui a un caractère et un charme fou surtout pour le touriste étranger l’été. A faire impérativement en saison
creuse, pour se balader dans les ruelles et profiter de déguster quelques spécialités : enfin sauf si vous aimez la foule !!!
Une petite astuce, comme dans tous les lieux très touristiques, des parkings payants sont aux abords de la cité, mais si vous voulez économiser
quelques pièces (tout de même 6euros les 3 heures !!!) roulez un peu plus loin en direction du nouveau centre ville et vous trouverez à quelques pas seulement des places gratuites !!! (enfin en
plein juillet c’est pas sûr, mais avec un peu de chance !)
Tout en suivant notre itinéraire du Sud-Est de la France, nous nous sommes arrêtées dans des restaurants et des gargotes pour nous sustenter.
Les côtes méditerranéennes propose très souvent le plat traditionnel « moules-frites »… c’est pas de la haute gastronomie, mais ça reste un plat sympa et très facile à faire à la
maison. On l’avoue, ça fait plus belge que méditerranéen, mais si vous préférez vous pouvez servir vos moules marinières avec du riz, ou sans accompagnement en guise d’entrée ou
d’amuse-bouche.
Ingrédients pour deux personnes :
1 litres de moules
1 échalote
Du persil
Du thym
150cl de vin
blanc sec
50 g de beurre
Poivre
Préparation des moules :
Tout d’abord il faut les moules… choisissez des
moules aux coquilles fermées et non-cassées, préférez même celles qui sont encore attachées en grappes elles seront encore plus fraîches. Vient ensuite le moment le plus ennuyeux : il faut
laver les moules.
Avec une petite brosse ou d’un couteau, grattez les coquilles des moules une à une pour les débarrasser des algues
et des aspérités accrochées à la coquille. Plongez ensuite dans de l'eau froide et frottez les unes contre les autres pour les rendre bien propres. Ne laissez surtout pas tremper vos moules dans
de l’eau sans les remuer ou les toucher, car sinon elles s’ouvriront et perdront leur jus et leurs saveurs.
Si une moule flotte,
c’est signe de mauvaise santé, jetez-la. Il est temps d’ébarber les moules. Enlever la barbe (la petite touffe) qui sort de la coquille
sur le côté de la moule en tirez délicatement.
Cuisson des moules :
Déposez dans une grande cocotte l’échalote hachée, le
persil ciselé, un peu de thym, le beurre, un peu de poivre et le vin blanc. Versez les moules par-dessus et faites cuire à couvert pendant 6-7 minutes en remuant de temps en
temps.
Les moules sont cuites lorsque les coquilles sont grandes ouvertes. Déposez-les dans un plat en vérifiant que toutes les
moules soient ouvertes. Jetez les moules qui restent fermées.
Servez chaud sans tarder.
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