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Voyage à Vienne - Autriche

Jeudi 3 juillet 2008 4 03 07 2008 08:28


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Départ de Toulouse en voiture via Paris Roissy Charles de Gaulle
Départ de Roissy Charles de Gaulle à 10h40 Vol Austrian Airline n° OS/H106L
Arrivée à Vienne à 12h45 

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Départ de Vienne à 19h40 Vol Austrian Airline n°OS0417G

Départ de Roissy Charles de Gaulle à 10h40 Vol Austrian Airline n° OS/H106L

Arrivée à Roissy Charles de Gaulle à 19h40

Départ de Paris Roissy Charles de Gaulle en voiture via Toulouse

 

Vu que vous êtes des lecteurs acharnés de notre blog, vous saviez que nous partions à Vienne pour un petit séjour gagné lors d’un concours (cf. ici). Nous seulement nous avons réalisé notre baptême de foot (finale de l’Euro 2008), mais nous avons eu le loisir de découvrir Vienne (Wien en allemand), la magnifique capitale de l’Autriche.

Cette belle ville, large, brillante, majestueuse est située en plein cœur de l'Europe centrale et est arrosée par le Danube. Lorsqu’on regarde les panneaux, on est pris d’envies de voyage et d’exotisme car la ville se trouve à peine à 70km de Bratislava, à 250km de Budapest et à 400km de Prague et de Münich. Car il faut savoir que Vienne est située à l'extrême Est du pays ce qui lui ouvre les portes de l’Europe de l’Est et lui offre tant de richesses.

Par Sylvia & Chris
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 07 2008 08:20

Du vendredi après-midi au lundi midi, le séjour se devait d’être intense et efficace. Pas question de traîner et d’oublier de mettre un pied devant l’autre.

A peine les valises posées à l’hôtel Ananas que nous sommes parties à la première station de métro pour commencer à découvrir la ville. Nous avons commencé par la Karlsplatz connue sous le nom de place Saint-Charles près du parc Ressel qui cache à travers ses arbres la statue de Brahms. On y trouve aussi les pavillons d’Otto Wagner de 1892 qui servent de bouches de métro. Dans le style évident du jugenstill (art nouveau). Les structures sont métalliques, les dalles en marbre clair ce qui leur

donne une structure novatrice à l’époque. On remarque les motifs dorés qui leur donne un aspect un peu
baroque qui n’est pas sans rappeler l’église de Saint-Charles Borromée qui est juste en face. C’est une église surmonté d’une coupole. Elle a été élevée par l’empereur Charles VI pour son saint patron Saint-Charles-Borromée, pour fêter la fin de l’épidémie de peste de 1713 (il y a eu trois épidémies de peste à Vienne). L’architecte Fisher Von Erlach lui accorde une entrée centrale à six colonnes qui lui donnent l’apparence d’un temple antique comme le portique du Panthéon, un fronton triangulaire qui représente l’extinction de la peste, deux colonnes triomphales : la colonne de gauche est celle de la constance du saint et celle de droite représente sa bravoure.

Un endroit magique, le bassin apporte une dimension supplémentaire à l'église. On se croirait presque devant le Taj-Mahal !

Par Chris
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 07 2008 09:25
Pour ne pas passer à côté de certains éléments en découvrant Vienne, il nous semble important d’éclaircir certains points : qu’est ce que l’art nouveau ou la Sécession Viennoise ?
C’est tout simplement un mouvement artistique qui débute à la fin du XIXe et qui porte différents noms selon les pays :
- Sezessionstil en Autriche
- Jugendstil en Allemagne
- Nieuwe Kunst aux Pays-Bas
- Stile Liberty en Italie
- Modern Style en Angleterre
- Modernismo en Espagne
Et même surnommé « style nouille » par les opposés et détracteurs de ce nouveau style artistique.

nullLes Vierges de Gustav Klimt


Pourquoi l’émergence d’un tel courant ? Pourquoi parle-t-on d'Art Nouveau ou de Sécession ?
Il faut savoir que le XIX siècle connaît un fort « historicisme » (ou néo-classicisme) qui prétend que tout en art a déjà été fait et qu’il suffit de piocher dans chaque période pour créer en fonction de ses besoins et du but de la création. Par exemple une église sera baroque tandis qu’un tribunal sera sous la forme d’un temple grec, et qu’un hôtel de ville sera de style renaissance. Mais toutes les combinaisons sont possibles (exemple : église de la Madeleine à Paris).
Les artistes de l’art Nouveau refusent cette normalité de création et cherchent à explorer d’autres domaines. Ils commencent par utiliser les nouveaux matériaux comme le verre et l’acier en exploitant au maximum leurs capacités. L’acier permet de réaliser des formes fines et des entrelacs pour un coût abordable… même si le style évolue au sein des quartiers bourgeois. On voit alors la recrudescence de formes florales et animales pour exploiter la beauté naturelle de la nature. En quelque sorte et en raccourci extrème, on peut résumer le principe en disant que le néoclassicisme prétendait que le meilleur et le beau avait déjà été trouvés et que l'art nouveau s'y oppose en exploitant les formes originelles de la nature. Paradoxal, non ?
Cependant, en Autriche, l’art nouveau semble un peu plus géométrique qu’il ne peut l’être en France. La Sécession dans ce pays se développe grâce à un groupement d'architectes et de plasticiens en 1897 sous l’instigation de Josef Olbrich, de Josef Hoffmann et de son président Gustav Klimt. Leurs buts sont les suivants :
- réunir les forces créatrices de l’Autriche
- s’ouvrir sur le Monde et instaurer des contacts avec les artistes étrangers
- prôner un échange international des idées
- lutter contre l’élan nationaliste des pays européens
- renouveler les arts appliqués
- créer un art total
- opposer une nouvelle expression artistique à l'art officiel viennois
Les caractéristiques du style de la Sécession viennoise sont les suivantes :
- des formes organiques et la représentation de thèmes animaliers
- des motifs floraux
- une profusion de courbes
- abandon de la perspective

Pour atteindre leurs objectifs, les artistes de la Sécession Viennoise réalisent leur espace d’exposition : le Palais de la Sécession d'après les plans de Josef Maria Olbrich. Mais ça, on vous en parlera demain…

Par Chris
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 07 2008 11:17
Qui n’a jamais entendu parler de la musique viennoise, que ce soit pour ses valses ou pour son Opéra ? Vienne a longtemps été considérée comme la capitale mondiale de la musique. La musique avant tout est un art. Elle est donc création, représentation, et, bien sûr, communication…

De nombreux compositeurs de renommée mondiale se sont succédés pendant des siècles dans la ville de Vienne. Nous allons découvrir que les plus connus ont laissé derrière eux des traces de leur passage dans la capitale autrichienne.

Au cœur de Vienne se trouve la maison de Haydn (Haydn Gedenkstätte) au numéro 19 de la rue Haydngasse (métro Westbahnhof ligne 6 ou métro Zieglergasse ligne 3). Tandis que Joseph Haydn faisait une tournée de concerts à Londres, son épouse eu le coup de foudre pour cette maison. Haydn lui offre dès son retour de Vienne ils y vivront dès 1797 jusqu’à la fin.

Joseph Haydn, remarqué grâce à sa belle voix de soprano dès son plus jeune âge devient enfant de chœur à la maîtrise de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne. Il en sera expulsé à l'âge de 17 ans, lorsque sa voix aura mué c’est ingrat mais c’est pareil de nos jours. Il mène ensuite durant quelques années une vie difficile, dans la pauvreté, livré à lui-même sur le pavé de Vienne, jouant occasionnellement de la musique lors de bals et enterrements, c’est souvent pareil aujourd’hui aussi pour la plupart des artistes…

Il trouva quelques années plus tard une place auprès d'une des plus grandes et des plus fortunées familles nobles hongroises où il demeura attaché (il décrivait ça comme une prison dorée) pendant plus de trente ans. Il écrit un nombre considérable de symphonies, expérimentant dans ce domaine comme jamais personne ne l'avait fait avant lui, quatuors à cordes, concertos, sonates pour clavier, pièces pour baryton, opéras, divertissements et œuvres de musique sacrée. Il est célèbre à l’époque dans toute l'Europe.

Haydn est un compositeur qui a influencé profondément d’autres compositeurs : Ludwig van Beethoven et Franz Schubert pour ne citer qu’eux. Il est considéré comme « le Père » de trois genres majeurs de la période classique et romantique : la symphonie, le quatuor à cordes et le trio avec piano.
Il meurt à Vienne en 1809 pendant l'occupation par les troupes napoléoniennes c’est dans des conditions assez glauques puisqu’il aurait perdu sa tête…
Durant sa vie, Joseph Haydn a rencontré Wolfgang Amadeus Mozart ils deviennent rapidement amis bien que Hadyn est plus âgé de 24 ans ils se vouent une admiration réciproque.

Joseph Haydn au père de Mozart :
« Je vous le dis devant Dieu, en honnête homme, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse, en personne ou de nom, il a du goût, et en outre la plus grande science de la composition. »
Wolfgang Amadeus Mozart à propos de Joseph Haydn :
« Lui seul a le secret de me faire rire et de me toucher au plus profond de mon âme. »
Mais nous parlerons de lui un peu plus tard…




Par Sylvia
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 07 2008 13:04
Après avoir un petit peu flâné dans le quartier de Karlsplatz, nous avons continué notre balade en direction de la Friedrichstrasse pour rejoindre le pavillon Sécession de J.M. Olbrich qui l’a construit en 1898 dans un but contestataire. Le monument voulait s’opposer aux constructions traditionnelles de Vienne.
Le pavillon de la Sécession affiche un décor particulier comme le magnifique dôme composé de 3000 feuilles de laurier en métal doré qui célébrent l’art nouveau et son message sur la facade « A chaque époque son art, à chaque art sa liberté ».
Le pavillon de la Sécession abrite aussi, au sous-sol, une frise de Gustav Klimt sur le thème de la Neuvième Symphonie de Beethoven. Malheureusement, il ne reste que deux fragments de la frise. En quittant la tête de chou – qui n’est autre que le pavillon Sécession surnommé ainsi pour la proximité du marché – nous avons rejoint le Naschmarkt : le marché aux délices. Le ventre de la ville est réputé pour ses fruits et légumes, pour sa diversité avec des produits frais de qualité de toute l’Europe centrale. On en a profité pour acheter quelques petites spécialités, quelques graines de wasabi  (condiment du Japon) et quelques groseilles séchées que Sylvia adore… attention toutefois à bien recompter votre monnaie et de vérifier le poids sur la balance. C’est fou comme parfois on peut oublier de rendre quelques pièces ou d’enlever sa main appuyée sur la balance…
C’est en levant le nez des étals que l’on peut apercevoir la maison aux Médaillons au n°38 de la Linke Wienziele et au n°40 la maison aux Majoliques.

Toutes les deux sont d'Otto Wagner (le même architecte que les bouches de métro de Karlsplatz) et appartiennent au style de l’art nouveau. La première a de beaux médaillons dorés qui brillent au soleil et la deuxième est couverte de motifs floraux.


Par Sylvia & Chris
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