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Non loin de la colonne de la Peste se trouve la célèbre cathédrale Saint-Etienne de Vienne, la Stephansdom où il s’est passé
des tas de choses. Sa toiture est composée de tuiles vernissées (comme la cathédrale de Saragosse cf. article) et représente du côté Est l'aigle à deux têtes qui est l'emblème de l'Empire
d'Autriche-Hongrie.
La construction débute au XIIIe siècle et Saint-Etienne est alors une simple église romane. De cette époque on peut admirer
aujourd'hui le portail occidental et son célèbre Portail des Géants. A l’époque on trouva à ses pieds un énorme os qui avait été identifié comme un Os de Géant… il s’agissait seulement d’un os de
mammouth.
Mais cette cathédrale nous impressionne davantage lorsqu’on
sait que c’est le 4 août 1782 que Constance et Mozart se marient, que Haydn fut choriste, que Sissi (encore elle) se marie avec
l’Empereur François Joseph.
Alban Maria Johannes Berg comme Webern, est aussi l’élève d'Arnold Schönberg. Il vit
l'essentiel de sa vie à Vienne où, grâce à son indépendance financière, il peut consacrer sa vie à la musique. Dans sa
jeunesse, il compose, en autodidacte, de nombreuses œuvres influencées par le romantisme germanique étant donné qu’il apprécie énormément Gustav Mahler et Richard Wagner. Mais, avec Schönberg comme professeur, il abandonne bien vite les fonctions tonales classiques pour la technique des douze
sons (le dodécaphonisme).
C'est avec l'opéra que l'œuvre de Berg atteint son apogée, et en particulier
Wozzeck, créé en 1925. Le sujet de cet opéra, qu'il tire de la pièce de Georg Büchner, est très marqué par la psychologie.
Il raconte l'histoire de Franz Wozzeck, un ancien soldat ayant eu un fils de Marie, une ancienne prostituée. Ce soldat sert de cobaye pour les expériences
d'un médecin et est victime d'hallucinations qui l'éloignent de Marie. Wozzeck, le soldat découvre ensuite que cette dernière est infidèle; s'ensuit un dénouement
dramatique.
Il mélange dans cet opéra, la tradition, avec parfois l'utilisation de la
musique tonale et des influences romantiques, et modernisme, avec l'atonalité et de nombreuses techniques développées par Schoenberg tel que le sprechgesang et même l'utilisation d'une série,
sans être encore vraiment développée au sens dodécaphonique. C’est une très bonne synthèse de toute cette recherche musicale de l’époque.
Alban Berg meurt en 1935 d'une septicémie.
Anton Webern est un des premiers élèves d’Arnold Schönberg, il appartient au premier cercle de la seconde école de Vienne.
Webern remplace la libre atonalité (Cf. Arnold Schönberg)par la technique plus stricte du dodécaphonisme.
Une technique de composition musicale basée sur les douze sons de la gamme chromatique, c'est-à-dire les douze notes contenues à l'intérieur d'une octave. Plusieurs combinaisons de composition sont utilisables sur tous les degrés de la gamme. À partir de ce moment, la musique de Webern se concentre vers une organisation totale des sons non seulement d'après leurs hauteurs mais également d'après leurs durées.
En effet, c’est Anton Webern, qui se sert de la méthode de la façon la plus stricte et qui applique son intérêt pour la mise en série d'autres
éléments musicaux que la hauteur (les nuances et les articulations, par exemple). Il ouvre ainsi la voie pour les musiciens après la Seconde Guerre mondiale comme Milton Babbitt, Olivier
Messiaen, Karlheinz Stockhausen et Pierre Boulez. Mais ca c’est une autre histoire et un autre voyage !
En 1945, Webern est tué par une sentinelle américaine ivre dans son village d’origine près de Salzburg alors qu'il sortait fumer un cigare sur la terrasse après le couvre-feu... On le sait bien
que fumer tue !
Après les compositeurs de « la première école de Vienne », Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven et Franz
Schubert, arrive au début du XXième siècle la période de la musique moderne ave Arnold Schönberg et ses élèves Alban Berg et Anton Webern. Tous trois fondent « la seconde école de
Vienne ». Grâce à eux, dans la deuxième moitié du siècle, la musique contemporaine voit le jour.
Arnold Schönberg est autodidacte.
Dans ses compositions, il élimine les relations tonales ce qui en fait signifie qu’il n’utilise plus le système musical occidental, mis en
place à la Renaissance, et utilisé dans la musique savante depuis le XVIIe siècle. Il élabore le mode de déclamation du « Sprechgesang » un style de récitation à mi-chemin entre la déclamation parlée et
le chant (« chant parlé ») avec Pierrot lunaire pour soprano et huit instruments solistes en 1912 il
devient le compositeur le plus influent de son temps et le précurseur de la musique contemporaine d’aujourd’hui.. Cependant, la façon dont la voix est utilisée dans ce mode de composition pose de nombreux problèmes techniques de par sa notation qui est différente et par son
style qui aujourd'hui encore soulève des polémiques.
L'Europe musicale se divise en deux, les musiciens qui sont pour cette nouvelle façon de composer la musique, en abandonnant le
système d’écriture tonal d’avant, les anti-atonalistes et les autres, les précurseurs de la musique contemporaine, les atonalistes ! C’est la guerre, les conservateurs n’hésitent pas à
perturber les concerts et à demander le renvoi de Schönberg de sa place de professeur.
Schönberg : « Si c'est de l'art, ce n'est pas pour tout le monde. Si c'est pour tout le monde, ce n'est pas de l'art. »
Il est un patriote autrichien dans l'âme (et plus tard nostalgique de l'empire des Habsbourg), il se porte, malgré son âge relativement avancé, volontaire durant
la Première Guerre mondiale et sert à l'arrière.
Schönberg se converti au protestantisme en 1898 comme de nombreux israélites "arrivés", mais, face à la montée de l'antisémitisme il se préoccupe
bien vite de ce grave problème, repenser à sa propre religion, il devient de plus en plus amer et virulent. En 1933, il se reconvertit au judaïsme. Au cours de la dernière décennie de sa vie, il
tente de proposer un nouveau type de liturgie juive, et même une reformulation complète de certaines prières (le Kol Nidré, prière qui ouvre le Yom Kippour), mais cela reste sans succès.

Dans la célèbre rue Graben du centre-ville de Vienne où on ne trouve pas que des restaurants et des magasins, on trouve aussi la Colonne de la Peste.
La Colonne de la peste (Pestsaule) érigée à la fin du XVIIième siècle est de style baroque avec ses formes voluptueuses. Immaculée grâce aux filets qui la protègent des fientes des petites bêtes à plumes, elle brille aussi de dorures.
Cette colonne a été commandée par l’empereur Léopold Ier en tant qu’ex-voto à la fin d’une épidémie de peste qui avait décimée 30000 personnes à Vienne.
Elle représente la trinité, les nuages, les âmes qui montent au paradis, la terreur de la maladie, la mort et Léopold 1er qui s’agenouille devant Dieu en retirant sa couronne pour montrer sa soumission et son humilité. Peut-être pour témoigner que l’empereur avait promis de faire ériger un monument si la peste prenait fin.
Il est certain que cette épidémie fût la dernière que connue Vienne, mais l’histoire ne dit pas si la peste fût évitée grâce à cette colonne religieuse…
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