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Voyage en Grèce

Samedi 7 octobre 2006 6 07 10 2006 18:08

Une autre particularité des routes grecques et de la religion orthodoxe, c’est qu’on trouve à tous les virages des petites chapelles un peu partout sur les routes. Il y en a de toutes les formes, de tous les styles, de toutes les couleurs et de tous les âges. Après enquête, on a compris qu’elles sont placées là où il y a eu des accidents (et vu leur nombre elles illustrent parfaitement l’utilisation que font les grecs de la bande d’arrêt d’urgence), et elles ont une porte en façade. Le plus souvent cette porte est vitrée ce qui permet de deviner qu’il y a des choses entreposées à l’intérieur. Vous nous connaissez… on n’a pas pu s’en empêcher… on s’est approchées pour voir ce qu’on pouvait y trouver dedans. On y a vu des icônes, des photos, de l’eau, de la nourriture, du miel, des lampes à huile… étrange n’est ce pas ! Des oratoires devant lesquels chaque voyageur se signe en passant, même les chauffeurs de taxi ne manquent de les honorer ainsi que les chauffeurs de bus.

 

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Par Chris
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Dimanche 8 octobre 2006 7 08 10 2006 14:48

La première paire : Chris - la deuxième paire : Sylvia

Nous sommes au pays des « babouches », les chaussures en cuir de nos ancêtres. Nous voilà parties toutes les deux dans des petites rues étroites d’Athènes pour rejoindre l’antre d’un homme qui fabrique ces chaussures si particulièrement simples !!! Son père, son grand-père et son arrière-grand-père fabriquaient aussi ces chaussures. Maria Callas entre autre s’en était fait fabriquer une paire dans cette boutique retirée. Il y a plusieurs modèles, nous choisissons chacune notre préféré, enfin celui qui va le mieux à notre pied...

Le « babouchard » commence à s’activer. Un bout de cuir clair (qui va se foncer avec le temps, entretenu par de l’huile), quelques clous, son maillet, et là, sous le regard inquiet de Chris, après quelques essayages, une paire de babouches naît. Ca y est, ses petits pieds sont dedans, ils gigotent. Elle est heureuse de sa nouvelle acquisition, et moi aussi.

 

  Lire l'article suivant : Les mini-chapelles

 

Par Sylvia
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Dimanche 8 octobre 2006 7 08 10 2006 15:12

J’avais loué une voiture pour pouvoir être libres de nos déplacements. Arrivées à l’aéroport d’Athènes, on nous indique un grand parking, là il y avait des milliers de voitures et d’agences de location. Un monsieur très gentil nous indique un numéro et me dit d’aller chercher le véhicule qui est garé à cet emplacement. Je lui amène la voiture, une hyundaï bleue marine, de l’extérieur pas trop mal, mais à l’intérieur elle accuse quelques petits problèmes : le levier de vitesse n’est plus qu’une tige fine de métal, et je ne vous parle pas de l’accélération et de l’embrayage que je n’ai découverts que quelques instant après que ce gars ait fait un tour complet de la voiture en relevant par écrit les quelques coups sur la carrosserie qu’elle avait avant qu’on l’emprunte.

 

 

 

On sort du parking, on avait un itinéraire pour se rendre à l’hôtel, mais la seule possibilité qu’on avait à la sortie de ce parking était de s’engager directement sur une autoroute et on ne savait encore pas qu’elle en était la direction puisque rien n’était indiqué. Bon, c’est pas grave, on continue… et vrooooooooommmmmmm, l’accélération !!!! Mais nous nous sommes vite aperçues que notre voiture était bien luxueuse comparée à celles qui roulaient à nos côtés ! Arrivées à la périphérie d’Athènes, nous nous sommes retrouvées dans les bouchons et oui, 18h00 et vu le nombre d’habitant à la superficie, nous avons eu le temps de regarder les maisons, les gens, les autres voitures, et de se familiariser avec les mœurs de la capitale, bien sûr tout cela les fenêtres fermés car l’air était irrespirable. Quelques kilomètres plus loin, nous voilà enfin vers le centre d’Athènes, je demandais à Chris si elle pensait que l’Acropole nous surprendrait, si elle pensait qu’on le verrait bientôt, (on était sensé le voir depuis le toit de l’hôtel, alors je me disais qu’on le verrait peut-être en roulant à notre arrivée), si c’était vraiment grand, car au milieu de touts ces immeub… quand soudain, on le voit ! Là au loin, sur une colline comme un temple de pierres anciennes posées par magie, il domine la ville, il culmine ! Magnifique, nous étions toutes les deux bouche bée et yeux écarquillés, quand les voitures de derrière se mettent à klaxonner, ce moment a duré deux secondes, il semble nous avoir fait rêver une heure entière, mais les grecs nous rappellent  à l’ordre, eux vivent toute l’année avec l’Acropole à chaque coin de rues, alors ils le voient mais ne s’arrêtent plus pour l’admirer, pour se ressourcer, pour rêver. Il faut avancer, sinon tu prends le bus !  voilà la devise… A droite, à gauche, à droite, à gauche, tu doubles, tu klaxonnes, tu hurles, tu re-klaxonnes…

 

 

 

Mais nous avons découvert bien plus de choses sur la conduite grecque en allant deux jours plus tard vers Corinthe. L’autoroute de l’aéroport à hôtel était grand luxe, car lorsque nous avons pris celle pour aller vers l’Acrocorinthe, il y avait de l’herbe au milieu des deux voies de l’autoroute ! Si, si, c’est pas des blagues… Nous avons voulu suivre la côte, alors nous avons quitté ce qui leur sert d’autoroute. Dès la sortie, là en quelques mètres, d’un seul coup,  nous nous sommes retrouvées sur une toute petite route à peine bitumée, parsemée d’herbe, sans ligne blanche et pas plus large qu’une voiture, décidément, leurs nationales ressemblent à nos routes de campagnes. Alors je vous laisse imaginer leurs routes de campagnes !!! Nous en avons fait la découverte en allant à Delphes. Une route à double sens, avec de chaque côté une bande d’arrêt d’urgence. Jusque là tout va bien, sauf qu’il faut que je vous précise l’utilité de cette bande. On roulait tranquillement en regardant le paysage de la campagne grecque, quand une voiture derrière me klaxonne, elle me double en m’obligeant à me serrer sur le côté, c'est-à-dire sur la bande d’arrêt d’urgence. On se dit : «quel malade celui-là !!! », et puis on continu notre route jusqu’au prochain malade qu’on croise ! Qui tente de mourir en nous doublant, et en obligeant la voiture d’en face à rouler sur la bande d’urgence à son tour. Et ça, deux ou trois fois de plus jusqu’à ce qu’on comprenne qu’en Grèce, c’était comme ça. La bande d’arrêt d’urgence est une voie. Ce qui fait que notre deux voies devient une quatre voies. Lorsque nous avons compris ça, nous avons conduit à la grecque, et on s’est éclatées !!!(pas au vrai sens du terme, mais vu la conduite des grecs, ça aurait pu arriver !)

 

  Lire l'article suivant : Sur les pas des ancêtres ou plutôt être dans leurs chaussures

 

Par Sylvia
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 10 2006 12:21

Le cuir :

En plus des sacs, il y a les chaussures. Sylvia en a acheté une paire pour sa dernière audition. Mais surtout on est allées dans une petite boutique non loin de l'acropole pour s'en faire faire sur mesure. Mais elle va se faire un plaisir de raconter tout ça (cf. article Sur les pas des ancêtres ou plutôt être dans leurs chaussures) On trouve dans les boutiques beaucoup de sacs en cuir à de bons prix. D'ailleurs Sylvia en a acheté un, et il sent toujours la vache.

 

Tagaria :

On trouve aussi les « tagaria ». Ce sont des sacs tissés en laine (et parfois en coton) traditionnels. Les modèles les plus courants sont en laine tissée à rayures et avec des motifs traditionnels grecs, ils servaient autrefois à porter le déjeuner quotidien des hommes qui travaillaient dans les champs.

 

 

Le café :

En Grèce il se boit frappé, avec ou sans sucre et avec ou sans lait. Du café, un peu de lait et des glaçons sont mélangé à l'aide d'une machine qui produit un mélange mousseux et aéré. C'est assez fort mais onctueux, et quand on a de la chance on tombe sur du bon café fort, parfumé sans amertume. Nescafé est la marque la plus courante en Grèce.

 

Le savon à l'huile d'olive :

A l'Antiquité égyptienne, le pain de savon n'existait pas. Les égyptiens se frottaient avec du natron (sorte de bicarbonate de soude) et une pâte de cendres et d'argile. En Mésopotamie (2000 ans avant J-C), on fabriquait une sorte de savon fait d'huile végétale, d'argile et de cendres. L'argile jouait le rôle de décrassant par le frottement. Dans les empires grec et romain le sapo existait (étymologiquement « savon » en latin), il ne s'agissait pas encore du savon tel qu'on le connaît mais d'une teinture décolorante à base de suif de chèvre et de cendre de hêtre. Le savon n'est connu que depuis le IV ème siècle et était fait de cendre et de graisse animale jusqu'à l'ère industrielle.

Le komboloï :

C'est un chapelet qui est devenu profane. En marchant dans les rues on attend des petits bruits de billes ou de perles s'entrechoquer... les Grecs l'égrènent sans cesse dans la rue, au café, au bureau pour s'occuper les doigts. C'est un objet qui, soit disant, est apaisant. J'ai plutôt l'impression que ça me saoulerait vite. Il y en a dans toutes les boutiques, à tous les prix. 

 

Kalomati :

Porte bonheur. Oeil bleu en pâte de verre car les jeteurs de mauvais oeil ont souvent les yeux bleus. Il protège de l'oeil du diable (kako mati);On en voit accroché dans les maisons, dans les bus, autour du cou des enfants, des mules... Le mauvais oeil est une malédiction accidentelle déclanchée par l'admiration ou l'envie (même de vos amis) c'est pourquoi en Grèce, on crache délicatement 3 fois sur un bébé que l'on admire ! On en trouve dans toutes les boutiques de souvenirs en Grèce.

En vrac :

Le miel au thym, un produit assez cher mais répandu,  les loukoums, les pistaches, l'huile d'olives et les olives, les herbes aromatiques, le halva (sorte de nougat), et pour l'alcool, bien qu'on n'y ait pas goûté, il y a l'ouzo (un apéritif) et le retsina (un vin blanc).

 

Les trucs à éviter ou à faire :

Jean-Paul Lurier ou Jean Quatremer : on n’y a pas eu droit… mais avis à ceux qui ont en projet de faire une balade à Athènes. Il espionne les touristes, et se jette sur les français en leur demandant « vous êtes français ? » et il fait le sketch du journaliste volé qui doit se rendre à tel endroit pour couvrir un événement, mais qu’il n’a plus rien. Il ne demande pas d’argent mais attend qu’on lui en propose et fait ensuite la promesse de vous rembourser en donnant les coordonnées d’une personne à contacter (fille, femme, parents…) qui n’existe pas.

Les taxis: Se méfier des taxis qui doublent le prix de la courses pour les touristes. Il suffit de les menacer et ils reviennent à la raison car en cas de plainte ils risquent l’emprisonnement.

Station essence: L'essence n'est pas chère en Grèce, le sans-plomb est moins cher que le gazole. C'est à l'ancienne, on vous fait le plein. Pour ne pas vous faire abuser, il ne faut pas lâcher le compteur des yeux sous peine de vous entendre demander bien plus cher.

Il ne faut pas: Ouvrir la main en montrant la paume en direction de quelqu'un. Ca se fait pas. C'est interprété comme un mauvais sort pour les cinq générations à venir.

Il faut marchander : D'une part ça permet d'économiser sur le prix, d'autre part c'est de coutume. Les grecs aiment marchander, ça les amuse.

Les toilettes: Il ne faut pas jeter le papier dans les toilettes, mais dans une poubelle qui se trouve juste à côté.

Edifices religieux: La tenue correcte est exigée. Pas de short ou tee-shirt, mais bien des manches longues, des pantalons ou des jupes longues.

 

 

  Lire l'article suivant : Attention virage !

 

Par Chris
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 10 2006 13:34

Le loukoum

(du turc lokum, lui même de l’arabe rahat-ul hukm, « délice de la gorge »)

La légende prétend qu'un Sultan turc qui, dans son effort de faire face à toutes ses maîtresses, a sommé tous ses experts confisiers de produire un dessert unique pour s'ajouter à la collection de recettes secrètes pour lesquelles il était célèbre. Le résultat de toutes ces recherches serait le loukoum.

On avait entendu parler de loukoums, mais on n’avait jamais goûté… il était hors de question qu’on quitte la Grèce avant de s’y être frotté les papilles. Dans une petite boutique qu’on avait repéré près du marché, on savait qu’il y en avait. Un soir, après avoir visité le site de Delphes, on y est allées. Sylvia a goûté des confiseries au sésame (il faut dire qu’elle adore le sésame, surtout le grec), et quand on a dit en baragouinant quelques mots en anglais au vendeur qu’on voulait des loukoums mais qu’on n’avait jamais goûté, il nous en a aussitôt tendu un, tout fier de nous l’offrir. Je regarde Sylvia en l’invitant à le prendre. Mais la petite d’habitude si téméraire pour tout ce qui est expériences culinaires, a décliné mon invitation. Me voilà face à un choix difficile : faire l’impertinente et balancer son loukoum au sol, ou satisfaire ma curiosité et risquer de me faire rapatrier pour cause de crise de cröhn… Il était si gentil que je n’ai pas pu choisir l’option numéro un, et me voilà prendre « la chose » de deux doigts et l’enfiler dans ma bouche. C’est étrange c’est mou et filant, très sucré et parfumé à la rose… c’est pas mauvais du tout.

Koulouri (couronne de pain aux sésames)

Les Grecs prennent rarement le temps pour un vrai petit déjeuner et se contentent  souvent d’un café à emporter et d’un koulouri qu’ils achètent avant de sauter dans le bus (de nombreux vendeurs se partagent les points “stratégiques”. Ils y installent leur stand pour la journée). Sylvia adorait poursuivre les vendeurs en vélo... ils ont des koulouris partout où ils peuvent en mettre, chargés comme des brouettes ils parcourent les rues. Il n'était pas rare non plus d'en voir à pied avec un plateau immense rempli de koulouris sur la tête. Sylvia a adoré, elle en a mangé au moins deux par jour, et s'en est ramené deux autres.

La pita

C'est un petit pain rond et creux qui est souvent garnit de viande grillée. Mais la pita grecque est aussi un délicat feuilleté qui peut être farci de légumes (chortopita) ou de fromage (tiropita). Elle se prépare en déposant sur cinq ou six feuilles de pâte filo (sorte de pâte feuilletée qui se vend en feuilles très fines qui vont devenir croustillantes une fois cuites), une purée de courgettes (kolokithopita), des épinards (spanakopita), du poulet (kotopita).

Gâteau préféré de Sylvia : Galatoboureko (feuilleté à la crème pâtissière et à la vanille)

Ingrédients : 

150 grammes de sucre 

6 oeufs

6 oeufs

150 grammes de semoule

1 litre de lait

un zeste d'un demi citron

2 gousses de vanille

1 pincée de sel

450 grammes de pâte Filo

Pour le sirop : 125 ml d'eau

500 grammes de sucre

2 c. à s. de jus de citron

Prenez une casserole et versez-y les ingrédients suivants, 150 grammes de sucre avec 6 oeufs, ajouter et mélanger 150 grammes de semoule fine, 1 litre de lait, le zeste d'un demi citron, 2 gousses de vanille, 1 pincée de sel. Battre le tout avec un fouet tout en portant à ébullition. Dès que le mélange commence tout juste à bouillir, baisser le feu, continuer à remuer pendant 10 minutes. Retirer du feu. Pendant ce temps, beurrer 450 grammes de feuilles filo.

Dans un plat beurré, déposer une à une la moitié des feuilles de filo, verser le mélange refroidi, puis recouvrir du reste de feuilles de filo. Badigeonner le dessus avec un peu d'eau. Cuire pendant 1 heure au four à 180 degrés Celsius. Préparer le sirop que vous verserez sur le Galaktoboureko avant de le servir. Mélanger l'eau, le sucre, et les 2 cuillerées à soupe de jus de citron. Porter à ébullition et laisser cuire environ 10 minutes. 

Le sandwich préféré de Chris : Tyropita (feuilletés au fromage)

Ingrédients

250 grammes de feta 

150 grammes de parmesan râpé

2 oeufs

75 grammes de beurre fondu

500 grammes de pâte (phyllo, chez les épiciers grecs)  

Préparation : Écrasez la feta avec une fourchette, ajoutez le parmesan râpé et les oeufs. Découpez la pâte en lanières de 25 x 5cm et entassez-les pour qu'elles ne sèchent pas. Badigeonnez chaque morceau de beurre fondu, mettez une cuillerée à café de mélange du fromage à un bout, pliez un coin de façon à former un triangle. On les trouve surtout de forme ronde, d’ailleurs c’est seulement comme ça qu’on en a mangé ! Répétez l'opération jusqu'à l'épuisement de la pâte. Disposez les tiropita sur une plaque beurrée et badigeonnez avec le reste du beurre. Faites cuire pendant 15min (les tiropita doivent être bien dorés) à four modéré (200°C). Servez chaud.

 

  Lire l'article suivant : Les incontournables

 

Par Chris
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